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                                                Extraits du livre "histoire de Trilbardou" de Jacques JUMEAU

Il n'existe pas de traces de l'église de Trilbardou avant le 12ème siècle. Cependant, dans la légende de la vie de Sainte Geneviève, le corps de celle-ci aurait été déposé, en 857, puis en 863 dans l'église du village lorsque ses reliques furent transportées de l'abbaye Sainte Geneviève de Paris à Marisy, pour en éviter la profanation par les pillards normands.

Qui fît construire cette première église? Où était-elle? En l'absence de documents d'époque, toutes les suppositions sont possibles. C'était, comme la plupart des églises et des chapelles de l'époque, une construction en bois, de dimensions réduites. La proximité de la résidence de l'évêque Saint Hildebert à Vignely pourrait nous faire envisager une construction entreprise au 7ème siècle.

Les invasions normandes des siècles suivants, en désorganisant les structures locales de l'évêché ont effacé toutes réminiscences des propriétés.

La renaissance de l'église aux 12ème et 13ème siècles nous permet de retrouver en 1168, dans une charte d'Enguerrand de Trie, l'existence d'un certain "Guyardus, presbiter de Trie et Hubertus, frater ipsus" (Guyard, curé de Trie, et Hubert son frère). A la même époque, lorsqu'en Avril 1179, se crée la commune de Meaux, l'évêque de Meaux Simon réserve ses droits sue ses possessions de Trilbardou. En 1244, l'abbé de Trilbardou est cité lors d'une transaction avec les abbés de Saint Faron, Saint Fiacre, Neufmoutier, entérinés par le Pape Grégoire IX.

La construction d'une église en pierre est vraisemblablement réalisée au début du 13ème siècle. Il semble que ce fut au départ une simple chapelle, utilisée par les moines du prieuré, qui existe déjà en 1206. Cette période, en raison des nombreuses donations, héritages destinées à acheter des indulgences, payer des messes pour le repos des âmes des défunts ou plus simplement payer les dépenses des pèlerinages et des croisades, vit un important accroissement des terres ecclésiastiques. On voit à cette époque se créer les domaines des prieurés de Montigny, de Trilbardou, les fermes et possessions terriennes du chapitre de Meaux, des abbayes de Jouarre, Saint Faron, de Noefort, des Templiers de Choisy, de l'hôpital de Meaux. les traces de donations sont nombreuses, on note en particulier, dans notre village: en 1176, Henri comte Palatin de Troyes, cède 20 arpents au prieuré de Noefort; la même année, une donation semblable est faite par Pierre de Crecy, en complément de celle faite un peu plus tôt par sa femme. Se succèdent ensuite, durant la même période, des dons de Robert de Milly, Eudes et Mathilde de Trie en 1189, Thibaud de Champagne en 1200, Guillaume de Cornillon en 1217...